jeudi, janvier 26, 2006

La lenteur

C’est après avoir lu un billet sur le blog de Luce (L’éloge à la lenteur) que je me suis mis à y penser aussi. Je vois souvent la différence entre la vitesse au Québec, aux US, au Canada, en France et en Hongrie. Chaque fois que je travaille\vie avec ces différentes cultures je ressens le déséquilibre de la réadaption. On y va chacun à notre rythme, chacun y va de ses besoins. Le français pourrait croire que l’américain ne pense pas assez avant de faire son «action plan». Un américain pourrait croire que le français ne va pas assez vite et qu’il parle trop ;)… Est-ce que les pigmés d’Amazonie se stressent du manque de pluie, de la chasse qui n’est pas bonne, de leurs enfants à l’âge de la puberté qui se font des piercing… ? ;)

Ensuite c’est la culpabilité. Coupable d’aller trop vite. Il faut prendre le temps. Petit train va loin. Coupable de ne pas aller assez vite. Il faut toujours en faire plus. Il faut vivre le moment présent non ... ? Mon cousin, Mathieu Martel, en parle justement. Il parle de présence. J’ai déjà été absorbé par une des ses excellentes conférences. Il y avait seulement un truc que je ne comprenais pas. Comment «vivre la présence» tout en se forçant, s’améliorant et avoir de l’ambition? Ca demande des sacrifices… de la discipline et donc d’aller vite… non? Mais c’est l’équilibre dans cette vitesse qui est difficile à atteindre. Je ne crois pas qu’il y ait un problème avec la vitesse autant qu’avec l’effet qu’on la laisse nous imposer. (Quand je parle de vitesse je pense à plusieurs choses ici; capitalisme, consommation, productivité, efficacité, action, stress, corporate america etc…) Ca me fait penser à la simplicité volontaire… qui, faute de bien connaitre cette «mode», me fait penser à des gens qui ne sont pas capable de vivre avec le stress normal de la vie. N’est-il pas lâche de ne vivre que le moment présent ? De ne pas tenter de le changer ? De ne pas vouloir « dealer » avec les possibilités\richesses actuels?

3 Comments:

Anonymous JSF said...

Ce n'est pas tant la question du temps que la question du sens. Ce n'est pas d'allez vite qui nous inquiète, mais plutôt de ne rien faire qui soit "vrai". Je crois que c'est une défaut de perception bien humain qui nous amène à associer le temps qui file rapidement et l'impression d'avoir manquer l'essentiel. Évidemment, je n'ai fait que changer la formulation de la question... tout le travail reste à faire.

4:40 PM, février 08, 2006  
Anonymous Patricio said...

Pourquoi tu n'as pas publié mon commentaire sur les "pygmés de l'amazone"?

12:19 AM, février 09, 2006  
Blogger Laza said...

from Patricio (thx for sending it back... I never got it):
Pygmies do not live in the Amazon. Furthermore, it is as politically incorrect as using the word "eskimos" or "savages."

Pygmies are found throughout central Africa, with smaller numbers in south-east Asia (see Negrito). Members of so-called Pygmy groups often consider the term derogatory, instead preferring to be called by the name of their ethnic group (e.g., Baka, Mbuti).
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7:27 PM, février 09, 2006  

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